Anesthésie du pied | Hallux Valgus (Oignon-Gros orteil) | Nice

Maîtrise de la douleur et récupération rapide.




Le rôle de l'anesthésie


La chirurgie de l'Hallux Valgus dans sa technique classique a souvent eu mauvaise réputation parce qu’elle est particulièrement douloureuse, et la récupération fonctionnelle souvent longue et difficile. C’est en partie grâce aux progrès de l’anesthésie que la chirurgie mini-invasive et percutanée a pu ainsi être développée :

L’anesthésie est faite sur le nerf sciatique au niveau du creux poplité par une technique échoguidée. Elle permet de désensibiliser un membre sans avoir les contraintes de l’anesthésie générale, notamment en termes de risque et de récupération post-opératoire.



Quel type d'anesthésie sera employé


L'anesthésie loco-régionale est devenue l'anesthésie de référence. Dans le cadre de la chirurgie de l'Hallux Valgus, un bloc poplité est réalisé (endormant la jambe et le pied). Cette anesthésie loco-régionale présente l'avantage d'être à la fois une anesthésie permettant la réalisation de l'intervention, mais aussi un traitement contre la douleur post-opératoire réalisant ainsi un bloc analgésique durant les 12 premières heures post-opératoires. Associée aux techniques chirurgicales mini-invasives, l'anesthésie loco-régionale a permis la réalisation de la chirurgie de l'Hallux Valgus en ambulatoire.



La gestion de la douleur


La prise en charge de la douleur est désormais une priorité : elle doit être effectuée tout au long du parcours du patient et n’a qu’un but : que le patient n’ait jamais mal. Ceci est devenu possible grâce aux avancées en matière :
1) d’anesthésie : l’anesthésie loco-régionale, dont les effets sont prolongés pendant 24 heures après l’intervention, assure une absence de douleur par l’endormissement du pied
2) de chirurgie : la chirurgie mini-invasive est beaucoup moins agressive sur les tissus et donc moins génératrice de douleurs

Cette prise en charge de la douleur se fait sur plusieurs étapes :



a) Les consultations préopératoires (chirurgien et anesthésiste

Durant ces consultations, le chirurgien comme l’anesthésiste, délivre l’information la plus complète possible afin de bien éclairer le patient sur les différentes étapes de prise en charge de la douleur

b) La gestion de la douleur post opératoire

À la clinique, elle repose sur l’indolence amenée par l’anesthésie loco-régionale, dont les effets sont prolongés pendant 12 à 24 heures après l’intervention, ceci procure au patient une sensation d’endormissement du pied, interrompant le processus de la douleur. Le réveil du pied est très progressif, permettant ainsi un relais avec les traitements antidouleurs que le patient suivra à domicile.

De retour à domicile :

Lutte contre la douleur post opératoire :

une fois que le patient a quitté la clinique, le relais est pris avec un dispositif intraveineux pendant 48h à 72h, permettant une diffusion lente et progressive des produits antalgiques, empêchant ainsi toute installation de la douleur. (Pas de morphiniques utilisés pour éviter toute intolérance).

Jusqu’à tout récemment, cette anthalgie intraveineuse impliquait une hospitalisation pour permettre l’utilisation d’une seringue électrique, matériel spécifique et volumineux.

Suivi opération - diffuseur antalgique

Grâce au diffuseur antalgique (dispositif à usage unique et miniaturisée) et à un réseau spécialisé d’infirmières libérales formées à l’utilisation de ce matériel, cette antalgie peut être réalisée en ambulatoire pour un plus grand confort du patient qui préfère

-Dormir et manger chez lui

-Eviter les nuisances sonores d’un établissement de soins

-Etre entouré des siens

Le diffuseur antalgique est un matériel jetable constitué d’un flacon et d’une tubulure laissant diffuser l’antalgique.

Grâce à un réseau d’infirmières libérales formées à l’utilisation de ce matériel, le diffuseur est rechargé deux fois par jour, le niveau d’analgésie est vérifié (graduation EVA).

Le diffuseur antalgique constitue ainsi une avancée technique non négligeable dans l’intérêt du patient.

A l’arrêt du dispositif intraveineux, un relais est pris par un antalgique par voie orale pendant 4 jours. Il est recommandé de prendre ce dernier de façon régulière (1 comprimé au cours de chaque repas) et systématique. Au-delà de cette période le traitement sera fonction du ressenti du patient. Ces trois traitements anti-douleur (anesthésie loco-régionale, diffuseur antalgique intraveineux, antalgiques par voie orale) reposent sur un principe anti-douleur fondamentale : le traitement doit toujours être pris avant l’installation de la douleur pour l’anticiper et ainsi permettre une bonne analgésie.